Witness

WitnessKELLY McGillis. Ouf, ça y est : Harrison Ford a enfin une partenaire normale en la personne de Kelly McGillis dans «Witness» de Peter Weir. Il faut dire que jusqu’ici, le pauvre ne savait plus où donner de la tête, partagé entre les princesses futuristico-robotisées de «La guerre des étoiles» et autres «Bladerunner», et les mijaurées piaillantes chères à Indiana Jones et son arche perdue. Les nombreux spectateurs de «Witness» ont, pour leur part, définitivement adopté ladite Kelly transformée, pour les besoins de l’intrigue, en membre de la communauté religieuse Amish dont le petit garçon est le témoin d’un crime. Elle a beau traverser le film coiffée d’un bonnet blanc à tendance néo-Bécassine, elle n’en fascine pas moins Harrison F. alias un flic traqué qui se réfugie chez elle. Hors écran et débarrassée de ses pittoresques oripeaux de mère Mac(a)mish, Kelly McGillis se révèle d’un tempérament passionné, plus proche de sa composition dans «Reuben, reuben» face à Tom Conti en 1981 que du personnage qu’elle incarne dans le film de Peter Weir. Mais la vraie passion de Kelly, du moins la seule qu’elle affiche volontiers, demeure le théâtre où elle effectue de fréquents retours aux sources.

Insignificance

InsignificanceTheresa Russell. Une actrice américaine blond platine tourne une scène où, debout sur une grille de métro, elle voit sa jupe blanche prendre l’air. Marilyn, vous avez dit Marilyn ? Vous n’y êtes pas tout à fait, nom d’un poupoupidou ! Il s’agit de Theresa Russell qui, dans «Insignificance» de Nicholas Roeg, se charge de nous évoquer la célèbre star US. Mais, même affublée de la perruque, de la robe et des mimiques de Marilyn, Theresa Russell —vingt-huit ans — parvient à rester elle-même dans ce film où elle est dirigée pour la troisième fois par Roeg, son réalisateur fétiche. C’est lui qui lui avait donné sa première grande chance en lui confiant, en 1979, le rôle principal de «Enquête sur une passion», un polar esthético-métaphysique. Mais c’est en 1985 que Theresa confirme les espoirs placés en elle puisqu’elle est la vedette de «Euréka» de Roeg (enclore !) avec Gene Hackman, du remake du «Fil du rasoir» face à Bill Murray, et enfin de «Insignificance», toujours sous la houlette de Roeg. Soucieuse de n’incarner que des personnages qui lui plaisent moralement (Ah, les impératifs de la vocation !), Theresa se consacre aujourd’hui aux joies de la maternité. Le futur papa ? Nicholas Roeg, of course !

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