Une journée de fous

Une journée de fous Oh, la bonne idée ! Quatre malades mentaux échappent à la vigilance de leur psychiatre et se dispersent dans New York. Hautement improbable, bien sûr, est l’enchaînement des péripéties qui les conduiront à récupérer leur médecin victime d’un attentat et à confondre les coupables, deux flics ripoux. Mais enfin, c’est la règle du jeu, il faut bien un prétexte pour accumuler les gags autour du quatuor. La force du film vient de la description des quatre zouaves, admirablement typés, qui forment ce gang délirant et dévastateur. Il y a le rebelle, lucide et violent (Michael « Batman » Keaton en personne), le boulimique autiste (comme Destin Hoffman dans «Rain man »), le mystique qui se prend pour Dieu (Peter Boyle, très à l’aise devant une secte d’évangélistes) et enfin le maniaque de l’ordre, de la propreté et du respect des règlements. C’est celui-ci surtout, personnage hors du commun, qui permet à l’excellent Christopher Llyod (le savant de « Retour vers le futur») de fignoler un numéro phénoménal : on lui doit même une scène bouleversante de vérité, lorsqu’il rentre inopinément chez lui, retrouve sa famille, et que nous comprenons en quelques images, en quelques mots, le drame de sa maladie.

This entry was posted in Actualités. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *