Trash

Typique underground des années 70, «Trash», littéralement «poubelle», est à prendre d’une part au pied de la lettre, d’autre part comme un film expérimental. S’il y avait vraiment une histoire, ce serait celle de Joe (Joe Dalessandro), un paumé junkie au visage d’ange déchu de la planète poubelle. Sollicité par des femmes qu’il n’arrive pas à satisfaire, et qui pourtant sont prêtes à toutes les perversions pour l’aider, l’antihéros de «Trash» porte en lui un désespoir qui n’arrive jamais à émerger, constamment refoulé à force de piqûres d’héroïne.Trash Pas vraiment d’histoire, pas de début ni de milieu, encore moins de fin. Seulement quelques fragments épars de la vie d’un paumé, jetés plan après plan, baignant dans un climat sordide, s’attardant sur les gros plans de seringue et d’aiguilles plantées dans des avant-bras décharnés… Quant aux jeunes femmes que Joe n’arrive pas à satisfaire, elles se situeraient à mi-chemin entre Fellini et Romero. Sexe triste et drogues dures, c’est pas le rêve dans la planète Trash d’Andy Warhol.

Besoin d'amourBesoin d’amour

Ned (Gene Hackman) vient de perdre sa femme Lilly. Au moment d’annoncer la nouvelle à ses deux fils, il est surpris de voir que le plus âgé, Andrew, onze ans (Henry Thomas) a déjà tout compris et qu’il ne semble guère affecté. En réalité, c’est une réaction de pudeur, mais Ned ne comprend pas Andrew et pense qu’il doit surtout s’occuper du cadet, Miles, dont la santé est fragile. Andrew, souvent laissé à lui-même ou, à. la garde de la gouvernante Mrs. Paley, avec laquelle il s’entend mal, est victime d’une véritable incompréhension. Son père est surmené par ses affaires : il doit s’occuper de l’entreprise de transports que sa famille a fondée en Tunisie, où il vit avec les enfants. Bientôt, la gouvernante excédée s’en va et elle est remplacée par l’assistante de Ned, Kate (Maureen Kervin). Un jour, pour faire plaisir à son père, Andrew quitte la maison pour aller lui acheter un cadeau, entraînant Miles avec lui. Tout le monde croit qu’il a fait une fugue et le malentendu s’aggrave… Ce film de Jerry Schatzberg est une production de Tarak Ben Ammar : décor tunisien pour un mélo qui sent le déjà-vu, pour la bonne raison qu’il est adapté du même roman que «L’incompris» de Comencini. La confrontation de Gene Hackman et de Henry Thomas (Elliott dans «E.T.») n’a rien de palpitant.

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