Swing shift

Swing shift Nous connaissons Jonathan Demme depuis qu’il a dirigé Melanie Griffith dans « Dangereuse sous tous rapports » et Michelle Pfeiffer dans « Veuve mais pas trop ». Auparavant, il avait réalisé une demi-douzaine de films, tous (sauf « Colère froide », 1976) inédits en France. « Swing shift » date de 1983, il décrit la vie des jeunes Américaines qui sont allées travailler en usine pendant que leurs maris combattaient dans le Pacifique. Parmi elles, la gentille et ravissante Kay Walsh (Goldie Hawn). Son mari (Ed Harris) étant mobilisé après Pearl Harbor, elle répond à la propagande qui réclame de la main-d’œuvre féminine pour construire des avions. Les ouvriers mâles accueillent fraîchement ces nouvelles recrues. Un jeune contremaître très sympathique, Lucky (Kurt Russell), tombe amoureux de Kay, qui se cramponne à la fidélité conjugale. Il la courtise en vain, jusqu’au jour où… N’en révélons pas plus. Habilement réalisé, le film vaut par la justesse de l’observation, par l’ambiance de ces usines où régnait l’enthousiasme candide de l’effort de guerre. Et aussi par sa lucidité : assez gratinée est la manière dont les ouvrières improvisées sont, dès la victoire, renvoyées dans leur foyer « où est leur vraie place » ! Ajoutons que Goldie Hawn est, comme toujours, émouvante. De quoi se demander pourquoi « Swing shift » n’est jamais sorti…

Fantastique

Y a-t-il des fuites à Hollywood ? Espionne-t-on les scénaristes ? Ou les grands sujets sont-ils dans l’air ? « Les seigneurs des abîmes » a été réalisé en 1988… avant « Abyss », de James Cameron. Pourtant, on retrouve dans « Les seigneurs des abîmes » les thèmes de l’équipage disparu d’un sous-marin, de la base au fond des mers qui s’enfonce à la suite d’un tremblement de terre, du capitaine fou et de la gentille créature extra-terrestre. En 2020, dans un laboratoire sous-marin, des chercheurs font d’étranges rencontres. Les effets spéciaux sont moins sophistiqués que dans « Abyss », mais la créature, sorte de raie aux gros yeux rouges, est tout à fait convaincante. Le film, dans la tradition des bonnes vieilles séries B d’antan, mais avec un rythme très nerveux, est produit par Roger Corman. Si vous voulez savoir à quoi ressemble ce maître de la superproduction, c’est lui qui interprète le grand chef de « Martel » qui apparaît dans l’écran de télécommunication.

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