Les seigneurs de la route

«Death race 2000» est sorti une première fois en salles sous le titre «La course à la mort en l’an 2000» puis, quelques années plus tard, le film est ressorti sous le titre Les seigneurs de la route«Les seigneurs de la route». Entre temps, Sylvester Stallone était devenu une star avec la série des «Rocky» et «Rambo». Bien qu’ayant un rôle important, il est encore très jeunot dans le film ! Il est un des pilotes de cette course très spéciale qui se situe au 21e siècle. Une sorte de «Cannonball» futuriste et sanglant. Les pilotes doivent traverser de part en part le continent américain. Tous les coups sont permis, y compris L’élimination totale et explosive de l’adversaire. On peut aussi se faire quelques points en plus en écrasant les spectateurs et badauds qui ne se garent pas assez vite. La course est diffusée par la télévision à des milliers de gens pour les consoler d’une longue période de guerre et de disette. Les jeux du cirque moderne, quoi ! Le producteur du film, le maître de la série Z d’épouvante, Roger Corman, voulait un film bien violent et très sérieux. Paul Bartel, le réalisateur, a choisi de temporiser la chose par un humour macabre et cruel très réjouissant. Du style : dans un hôpital, médecins et infirmières installent sur la route tout ce dont ils disposent comme vieillards et impotents, mais le concurrent de la course préfère faire un détour pour «cueillir» le corps médical au grand complet et se faire un bonus de points beaucoup plus important. L’autre intérêt, ce sont les voitures décorées de manière assez délirante avec pals, pics, pointes, lames, etc. Comme leur pilote et copilote, elles sont déguisées sur un thème : Frankenstein, le mafioso, la teutonne, etc. Il y a peu de véhicules. On sent les machines un peu asthmatiques. Mais le délire satirique, la méchanceté revigorante et le rire sadique sont au rendez-vous. David Carradine (le feuilleton «Kung fu») fait ce qu’il peut. Il n’a jamais été du genre très expansif. Mais dans le rôle du champion nommé Frankenstein, froid, masqué et tout couturé… il est parfait. En 1975, c’était lui le plus connu. Et c’est lui la vedette du film.

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