Le jeu du tueur

Au premier abord, le film ne paraît pas très subtil et même exaspère par son côté assez manichéen. Un garçon de quinze ans, vivant dans un coin perdu de l’Arizona, est le souffre-douleur de tout le monde. Sa mère est partie, son père boit et le bat, ses camarades de classe le passent à tabac, ses professeurs ne comprennent pas sa révolte. Puis, un beau jour, à la suite du déraillement d’un train militaire, le gamin se trouve en possession d’une arme absolue un rayon de mort qui détruit un être humain en une fraction de seconde.

Le jeu du tueur

Le gosse humilié, et qui s’est réfugié dans le fantasme (il croit qu’il vient d’une autre planète et a échoué sur Terre), se sent tout à coup très fort et fait payer à ses oppresseurs leur méchanceté.» Le jeu du tueur » pouvait tomber dans une sorte de Rambo vengeur, mais Michael Miner s’applique à nous montrer le coup de folie puis les incertitudes d’un gosse dépassé par les événements et plongeant tête en avant vers le drame. «Le jeu du tueur », tout en restant un film spectaculaire et à l’impact émotionnel évident, se veut l’anatomie de la folie de la puissance. Cette déraison qui peut saisir n’importe quel individu, apparemment équilibré, lorsqu’il possède soudain le pouvoir de dominer voire d’écraser les autres.

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