La fille en rouge

La fille en rougeKelly Le Brock.L’an dernier à pareille époque, une quantité non négligeable de médias américains s’étaient soudainement mis à l’heure de la pulpeuse Kelly Le Brock. Branchait-on sa télé du matin que l’on tombait sur la Miss gazouillant dans «Good morning America». Jetait-on un regard distrait sur une quelconque revue de charme que l’on retrouvait le visage de mademoiselle accommodé à toutes les sauces (Kelly fait de l’aérobic, Kelly aime les corn-flakes, i’ en passe et des meilleurs…). La raison de ce battage tenait en un titre de film, «La fille en rouge», le remake inspiré — voire copié — du film d’Yves Robert «Un éléphant, ça trompe énormément». Toujours l’an dernier, mais en septembre, Kelly daigne traverser l’Atlantique pour présenter son film au Festival de Deauville. Chaperonnée par son boy-friend Victor Drai, un ex-agent immobilier français devenu producteur, la belle déclame son chapelet habituel (Oui, elle est d’origine anglaise ; oui, elle était top-modèle avant de faire ses débuts à l’écran). Depuis, nul n’ose s’avancer avec certitude sur les projets de Kelly-la-grâce. Alors Le Brock rimerait-il avec toc ? Pas le moins du monde, répliquent certains. On ne demande qu’à les croire. Et à la revoir.

Rendez-vousRendez-vous

Juliette Binoche. Juliette par-ci, Binoche par-là, il n’y en avait que pour elle lors du dernier Festival de Cannes. Pendant un moment, la surenchère d’articles et de reportages aidant, on a pu se croire transporté un an auparavant, lorsque le «syndrome Kaprisky» s’abattait sur la Croisette avec son cortège de larmes, d’exaltation et de nervosités entremêlées. Mais, toute «femme publique» qu’elle soit devenue, Juliette Binoche n’a pas abandonné son naturel enjoué pour autant. Ses vingt ans mutins ne semblent pas pressés de se glisser dans un quelconque habit de lumière où elle se sentirait à l’étroit. D’ailleurs, les paillettes et tout le tralala qui va avec, ce n’est pas tellement son genre. A l’appel des sirènes et des films faciles, elle préfère débuter avec Godard («Je vous salue Marie») ou Doillon («La vie de famille»). Pour le moment, Juliette apprend à humer le doux parfum du succès qui l’enveloppe depuis la sortie du fameux «Rendez-vous» d’André Téchiné. Touchante comme il n’est pas permis, elle y incarne Nina, une jeune provinciale montée à Paris pour faire du théâtre. Et vivre sa vie, ce qui se révèle encore plus difficile. Comment, après cette performance, ne pas adhérer au cinoche de Binoche ?

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