La confrérie de la rose

Devant ce film — pardon, ce téléfilm —, on se souvient d’entreprises comme « La mémoire dans la peau » avec Richard Chamberlain. C’est bien fait, ça canarde, on frissonne pour le héros, mais ça ne fait pas dans la subtilité.
La confrérie de la rose Là, le vieux renard Marvin J. Chomsky (« Raid sur Entebbé » ou la série «Holocauste ») construit son film sur Peter Strauss et Robert Mitchum, père et fils devenus ennemis mortels. Sous le nom de Romulus, Strauss est agent de la CIA depuis que Mitchum l’a sorti de l’orphelinat et adopté pour en faire une machine à tuer au service du gouvernement américain. Aujourd’hui, ce « père » s’est servi de son « fils » pour éliminer un gêneur et veut effacer toute trace. Sur ce prétexte simple, et somme toute artificiel, Chomsky construit un jeu d’espions, où les cadavres pleuvent, qui mène ses protagonistes dans les principaux coins du monde et qui n’évite jamais vraiment le manichéisme. On sait tout de suite où sont les bons et les méchants, les braves bougres et les pervers. Peter Strauss, très fier de sa musculature harmonieusement étudiée, joue les fauves traqués avec maestria, et Mitchum ronronne en gros minet méphistophélique. Pendant plus de deux heures, on est pris par ce film d’action sans temps mort. Mais en sortant, il ne reste pas grand chose. Pour le plaisir de frissonner.

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