J’aurais jamais du croiser son regard

J'aurais jamais du croiser son regard Le choc du film — du premier long métrage de Jean-Marc Longval —, c’est le regard et la silhouette de Nathalie Cardone. Sa manière de ne pas y toucher, d’être sexy avec naturel est assez terrifiante ! Elle déboule dans la vie de Bambi et Lucky et transforme leur petit quotidien de glandeurs-combinards en enfer. « C’est le genre de nana qui te fait faire n’importe quoi, elle est mortelle », prévient Lucky. Mais Bambi n’écoute pas,’ fou d’amour pour celle qu’il considère comme la « plus belle fille du monde ». En effet, Zoé alias Nathalie Cardone qui vient de nous donner un nouveau choc dans « La fille des collines » est craquante, mais a un tueur à ses trousses. Sur un point de départ assez séduisant, avec des comédiens jouant avec efficacité dans le style « naturel-jeune branché », Jean-Marc Longval s’essouffle pourtant vite. Son film traîne un peu, se laisse un peu trop séduire par le syndrome « Diva », joue la carte de l’anecdotique et de la petite scène pas essentielle à l’intrigue, mais le résultat ne manque ni d’originalité ni de charme.

Cookie

CookiePercutante révélation de « Too much », la petite Anglaise Emily Llyod, blondinette de seize ans au franc-parler, regard candide à. la Marilyn, aura vite été avalée par l’Amérique. Avant d’être la nièce de Bruce Willis dans» Un héros comme tant d’autres », elle avait déjà été recrutée par Susan « Recherche désespérément » Seidelman pour être la fille de Peter Falk. Eternel chewing-gum en bouche, Cookie sèche le lycée et vadrouille dans Brooklyn avec une copine, ignorant que son père, caïd de la Mafia, est sous les verrous. Lorsqu’il est libéré sur parole, Dino engage sa fille comme chauffeur. Ecartelé entre sa femme et sa maîtresse, entre ses anciens copains de la pègre et le district attorney qui veut sa peau, Dino aurait beaucoup de mal à s’en sortir sans la présence d’esprit, l’imagination et l’initiative de la pétulante Cookie, qui réussira bien sûr à le sortir du pétrin. Tout cela fonctionne comme une mécanique, mais celle-ci est bien réglée, et si les péripéties ne nous surprennent guère, l’ami Colombo fait son numéro savoureux en bon pro, tandis que le charme d’Emily n’est pas encore altéré par la grosse machine yankee. Il faut dire que la môme a vraiment un sacré tempérament !

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