Deauville, samedi 25 mai, 11 h.

Les quarante participants inscrits à ce premier Rallye Deauville-Paris se préparent à prendre le départ. Presque tous les ULM sont regroupés sur la portion de plage qui borde, à la sortie du port, le chenal séparant Deauville de Trouville. Chaque concurrent vérifie le bon état de sa machine, ou finit de la monter. Des ULM, il y en a de toutes sortes et de toutes formes. De la plus simple des ailes delta, propulsée par un minuscule moteur, à l’engin sophistiqué qui, ne serait-ce son poids, ressemble davantage à un véritable avion qu’à l’image qu’on se fait d’un ULM. Tous ces aéronefs (c’est le terme) sont équipés de flotteurs devant leur permettre (ce ne fut pas le cas pour tous) de décoller et de se poser comme de véritables hydravions. Flotteurs exigés par les organisateurs puisque le but de ce rallye était de reconstituer la première course Deauville-. Paris en hydravion, qui eut lieu en 1913, sous le, nom de Trophée Henri, Fabre. Un véritable régal pour nous que ces préparatifs. Tous ces engins posés sur la plage ayant en commun des couleurs magnifiquesDeauville. Nous en profitons, en attendant l’heure du départ fixée à 12 h, pour sortir les appareils photo et la Vidéo 8, que nous commençons à tester sur le terrain. Nous mitraillons sans discontinuer le spectacle qui nous est offert, jusqu’au signal de départ. Peu de temps avant qu’il soit donné, les deux reporters de OTH engagés dans cette épreuve, Didier Fretel et Nicolas Georgieff, rejoignent leur pilote et ULM respectif, dans lequel chacun aura pour mission de réaliser toutes les prises de vues, photo et vidéo, en vol. Et d’assumer le rôle de copilote qu’on leur a, de surcroît, attribué. 12 h. Le signal est donné. De nombreux concurrents n’étant pas tout à fait (ou pas du tout) prêts, une certaine confusion règne sur la plage. Un premier ULM tente de s’élever et de prendre la direction de la mer. Mais surpris par un méchant coup de vent de travers, il se crashe dans le chenal. Le deuxième connaîtra à peu près le même sort. Et bien d’autres par la suite. A la grande satisfaction du public venu assister nombreux au départ. Pas à la nôtre, en tout cas, et encore moins à celle de nos deux reporters volants qui commencent à se demander ce qu’ils sont venus faire dans cette galère. Finalement, malgré cette ambiance de catastrophe, tout se passera bien et aucun pilote ou copilote ne périra noyé. Partis dans les derniers, nos deux talentueux pilotes, Didier Michelet et Jean Cosnard, réussiront un décollage parfait avec leur Maestro.

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