Cujo

CujoEncore un roman de Stephen King adapté au cinéma ! Le monsieur (auteur de «Carry», «Shining», «Dead zone» et quelques autres) a un style très descriptif, très facile à transposer en images. Mais, alors que son roman, «Cujo», se termine assez mal, le film de Lewis Teague, «Cujo», préfère le happing ending… Cujo est un chien, un brave saint-bernard qui, lors d’une chasse au lapin, passe la tête dans un terrier et se fait mordre le nez par une chauve-souris. On le suppose enragé. En tout cas, il commence à se putréfier sur place et à tuer tout ce qui bouge. C’est le moment et le lieu que choisit une bien asthmatique voiture pour tomber en panne. Cujo menace et, à l’intérieur, une femme et son enfant sont prisonniers. Toute tentative de sortie est sanctionnée par une violente attaque du molosse assassin. Il fait chaud et le gamin se déshydrate… Pour sauver son enfant, la mère va tenter plusieurs sorties. Car, s’il lui arrive tant de malheurs… c’est, sans doute, parce que la vilaine a trompé son mari. Le bon dieu l’a punie ! Côté moralisateur, «Cujo» est donc un peu pénible. Côté Spa, c’est franchement révoltant parce que le spectacle de cet animal «enragé» devenant un monstre qui suscite la haine et le désir de le liquider au plus vite, arrive mal. Au moment où le spectre de la rage pousse certains individus à tuer d’abord et à vérifier ensuite. En France il y a quelques exemples d’excès encore particulièrement douloureux dans l’actualité. Et, sur ce plan, «Cujo» sent mauvais l’incitation à l’hécatombe canine. Mais certains diront que ce n’est que du cinéma. Lewis Teague sait ménager ses effets. Son thriller est superbement efficace. Si on est assez sage pour ne voir là que du spectacle… pourquoi ne pas frissonner devant les méfaits d’un Cujo qui serait l’équivalent terrestre du requin des «Dents de la mer» ?

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