avr 20

Un yoyo hyper branché

Coca-cola YOYOCoca-cola lance ce mois-ci le gadget de l’année, la version moderne du yoyo. En vente chez tous les marchands de journaux, le Roll’in champion (15,50 francs) et le Super (19,50 francs) offrent des possibilités largement supérieures au yoyo traditionnel. Objet de20 000 démonstrations en France, ce véritable ovni en format de poche attirera de nombreux adeptes pour le concours de Roll’in, ouvert à tous. Les meilleures figures de yoyo seront récompensées par une semaine à Disney world, un ordinateur, une mini-chaîne et des milliers d’autres prix. Pour tous renseignements : Coca-cola France, tél : 538.52.08.

Le restaurant des stars

Depuis le 5 Avril, les passionnés du 7ème art se donnent rendez-vous dans «Les jardins d’Hollywood», un restaurant de 500m² au décor «cinématographique» à souhait. Une cuisine française et américaine, un accueil et un cadre qui font de chacun une star. «Les jardins d’Hollywood» est situé au 55 bis, boulevard du Montparnasse, 75014 Paris et est ouvert jusqu’à 1 heure du matin.

HollywoodLe géant d’Hollywood

Le 30 septembre 1955, en fin d’après-midi, James Dean est mort sur la route qui le menait à la course de Salinas. Ce même jour, il est entré dans la légende et un mythe est né. Cette année sera commémoré le trentième anniversaire de sa disparition. En ressortant sur les écrans «Géant», le dernier film de James Dean, Franck Lipsik et Jean-Jacques Vuillermin lui rendent un hommage qu’ils nous invitent à partager.

La vidéo au service du cinéma

La société américaine Essaness Théâtres vient de mettre au point un système de distribution de films en 35 mm par satellite. Pour limiter les risques de piraterie, les signaux sont codés en vidéo. Le son et l’image sont excellents, l’expérience réalisée à Chicago fin 84 l’a prouvé.

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avr 10

Chasse aux fraudeurs

magnétoscopesLa redevance sur les magnétoscopes (641 francs) instituée en 1983, continue à être un casse-tête pour les pouvoirs publics. Bien sûr, la fraude a légèrement baissé en 1984. Le taux de fraude s’élève pourtant à 60 % (928 703 personnes sur 2,2millions paient leur redevance), même si 300 000 fraudeurs ont été «récupérés» grâce aux contrôles et visites à domicile (avec le consentement de l’occupant) des 400 agents du service de la redevance. Ceux-ci sont du reste cléments, puisqu’ils font payer les arriérés, mais pas l’amende, s’élevant il est vrai au double ou au quadruple des arriérés. Cher pour les vidéophones, le cumul de la redevance TV couleur (526 francs) et de celle du magnétoscope se monte à 1167 francs. Même si elle ne fait soi-disant pas recette pour les pouvoirs publics, sa suppression, pourtant préconisée par le rapport Schwartz, n’est pas pour demain. Au secrétariat d’État à la Communication, on précise qu’aucune décision ne sera prise tant que le financement des TV privées ne sera pas réglé. En attendant, la chasse aux fraudeurs est ouverte…

Champions s’abstenir

«Premiers pas…La planche à voile» est un film vidéocassette aux objectifs multiples. Il doit admettre au débutant de découvrir la planche à voile et de «sortir»très vite par vent moyen. Il permet également au moniteur-animateur de compléter par l’image et l’animation son apprentissage. Clair, concis, proposant une méthode souple et attrayante, ce programme de 30 mn a été conçu par une équipe d’animateurs professionnels et peut donc être utilisé facilement dans différentes collectivités. Vendu 365 francs TTC, et il disponible chez Omicron’E.P.J. Elie, 15 ter, rue Roger-Salengro, 92120 Montrouge.

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mar 19

Kenwood-Sony : mariage réussi

Ce Range de rêve a donc été pour la circonstance et pour le plaisir, particulièrement soigné et bichonné. Pour commencer, il y a la platine tuner-lecteur de cassettes. On est carrément parti dans le haut de gamme en choisissant une Kenwood KRC-929-D (7000 francs environ).Kenwood-Sony Piloté par micro-processeur, cet appareil offre les mille luxes nécessaires à son utilité et à son image 24 stations préréglées, réducteur de bruit en modulation de fréquence, mise en service automatique du lecteur de cassettes en cas de mauvaise réception de la MF, deux réducteurs de bruit Dolby B et C, un système de recherche automatique de radio diffusion (ABSS), réglage séparé des graves et des aigus, commutateur «local» avec mode de recherche. La platine cassette est bien entendu «autoreverse». Toutes les commandes sont éclairées, et l’ensemble ressemble presque au tableau de bord d’un 747. Il faut d’ailleurs un peu de temps pour s’habituer aux multiples touches de fonction de cette platine. C’est quasiment le contraire pour le deuxième élément de cette chaîne. Le lecteur compact disc Sony CDX5 (7100 francs TTC) se distingue, en effet, par sa sobriété et ses performances. Il est vrai que le constructeur japonais nous avait habitués à de superbes design avec ses appareils. Et là encore, il ne faillit pas à sa réputation. Le CDX5 est de couleur bronze anodisé, ses lignes sont pures et l’espace de son tableau de bord savamment utilisé. Il offre bien sûr les fonctions essentielles qu’on attend d’un compact disc lecture rapide avant/arrière, saut d’une plage à une autre, répétition d’un morceau ou du disque entier, pause. Et introduction frontale du CD. Il est enfin étudié pour résister aux secousses du véhicule. Bref, c’est une petite merveille du genre. Le CDX5 existe dans une autre version avec un tuner. Il est un peu plus cher et s’intitule simplement CDX-R7 (8.500 francs env.). Reste enfin la partie amplification. Nous avons choisi deux amplificateurs de puissance (KAC-7200), 1700 francs l’ampli, qui dégurgitent chacun 45 watts. Autant dire que ça déménage dur et qu’il leur faut du répondant, soit à l’avant comme à l’arrière des enceintes Kenwood, respectivement des KFC 1690 et KFC 160 (870 francs la paire). Pour conforter le tout, et obtenir la meilleure «couleur» et le meilleur mixage, le dernier élément est un équaliseur Kenwood KGC 7400 (1.780 francs). Il vous permet «d’arranger» le son à votre oreille en jouant indifféremment sur les graves, les médiums ou les aigus. Pour monter une aussi brillante combinaison d’appareils, il vaut mieux faire appel à des spécialistes. Ce que nous avons fait, sur les recommandations de Kenwood-France. Bineau Auto stéréo’s, près de la Porte Champerret, a été le maître d’œuvre. C’est une équipe jeune, là encore, qui travaille vite et bien, et avec qui le dialogue est aisé. Il ne s’agit pas de bidouillage, mais d’un travail sérieux et imaginatif, à la définition excellente. Bernard, responsable des lieux, est à même de résoudre tous vos problèmes d’autoradio mais aussi d’alarme, de toit ouvrant, de téléphone voiture… et de vidéo dans l’habitacle. N’oubliez pas de vous recommander de OTH, bien sûr…

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mar 08

Over the Rover : quand Range devient Sheer

Diva urbaine et Rolls des sables, échappée d’un taxi mauve (Ah, la Rampling dans la lande irlandaise !) ou du Paris Dakar à 2 portes ou à 4, le Range Rover n’accuse pas son âge et se joue du temps qui passe. Et si il a le luxe intempérant — 17 litres aux 100 (c’est ce que Gains barreantiroulis consomme par semaine en Get 27) — c’est parce qu’il aime choisir ses partenaires plutôt que le contraire. Avec lui, l’empire d’essence, ce n’est pas du cinéma… Mais – au diable l’avarice – il y a mieux que le Range Rover, c’est le Sheer Rover. Une cure de jouvance signée Wood and Picket of London qui donne à votre reine Victoria du tout-terrain le look ravageur de Lady Di. Pour rendre votre Range complètement Sheer (et un peu plus cher) il suffit de traverser le Channel et de filer dans la banlieue londonienne jusqu’à Ruislip, direction Heathrow, siège du grand sorcier Wood and Picket. Un catalogue noir et or vous y attend en même temps qu’une tasse de thé. Il ne vous reste plus qu’à signaler à Peter J. Sullivan, votre affable interlocuteur, les options choisies pour la transformation. Car, du tableau de bord en ronce de noyer à la calandre «gueule de requin» en passant par les ailes élargies et le moteur gonflé, tout est possible. Y compris de transformer votre Range en décapotable, en véhicule de chasse ou en automitrailleuse. Question de goût – et de budget – naturellement. Restons simples et voyons déjà ce que donne un lifting à 10.000 livres. Commençons par l’extérieur : plusieurs types de calandres sont proposés dont certains avec phares à halogène incorporés. Le modèle acier noir à lignes horizontales (occultant les phares) et améliorant le cx nous paraît le plus réussi. Pour conforter l’impression d’agressivité W and P propose des élargisseurs d’ailes remarquablement carénés et bien intégrés à la carrosserie. Avec des jantes larges Wolf Race et des pneus Goodrich tubeless, le Range change délibérément de gueule. Mad Max est passé par là. Mais si le spectacle est une chose, le confort en est une autre. Et c’est par les transformations intérieures que le Range devient une limousine hyper luxe capable de rivaliser avec n’importe quelle Rolls. Quelques mots clés pour les connaisseurs : Connolly, Recaro, noyer, Cobra… Connolly c’est le meilleur cuir du monde. Wood and Picket habille votre Range de pied en cap dans la couleur de votre choix, sièges et garniture de portes compris. C’est autre chose que le skaï d’origine, et quelle défonce pour l’odorat ! Recaro, ce sont les sièges. Ceux que fabrique Renier (filiale Porsche) en forme de semi-baquets, réglables dans tous les sens, y compris électriquement. Enfin vous pourrez virer à droite sans recevoir le passager sur les genoux (ce qui est le cas avec les sièges traditionnels de British Leyland). Le noyer ? Bois noble qui habille les dernières divas d’outre-manche. Wood le bien nommé vous propose un tableau de bord entièrement reconditionné style Jaguar, avec compte-tours et cadran «economy run» incorporés. Tout ça gainé de cuir Connolly bien entendu. Et vous retrouvez le noyer en habillage des portières : élégance garantie. Il va sans dire que de somptueuses moquettes courant sous vos pieds galbent les passages de roues et la totalité du coffre arrière. Plus rien à voir avec l’habitacle d’origine. Si au caractère «vintage» vous préférez le look sport, vous pouvez opter pour un tableau de bord tout noir, type rallye agrémenté de tous les cadrans nécessaires… et superflus. L’ami Sullivan peut vous proposer des dizaines de solutions, des plus simples aux plus sophistiquées.Sheer Rover Pour finir, pour des raisons pratiques et… de sécurité, faites poser un système de verrouillage à infrarouges. Avec une simple pression sur le mini-boîtier de votre porte-clés, vous pourrez jusqu’à 5 mètres de la voiture, fermer les vitres électriques, les deux portières et mettre en circuit l’alarme Cobra qui défendra votre voiture contre les voleurs (grâce aux capteurs incorporés dans le tableau de bord). Ainsi revu et corrigé le Range Rover devient un palace roulant qui fait baver d’envie les badauds… et les propriétaires de Range normaux ! Mais au moindre pépin direz-vous, faut-il se farcir la traversée de la Manche ? Non, parce que pour ce qui est de la mécanique et de l’entretien, nous avons en France nos chirurgiens qualifiés. Si vous habitez la banlieue parisienne par exemple, notez cette excellente adresse : l’Atelier Automobile à la Garenne-Colombes. Olivier Martinaud, qui est tombé dans une marmite de Range Rover étant petit, résoud tous les problèmes liés à ce type de véhicule… et les prépare même avec amour et compétence pour les grands rallyes comme le Dakar ou les Pharaons. Il a 30 ans et met lui-même les mains dans le moteur, ce qui est une garantie. En plus, c’est un fou de musique et de vidéo, et il est même abonné à OTH !

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fév 18

Coppola

Coppola n’a pas froid aux yeux, même s’il les cache derrièred’énormesverresfumés. Toute barbe dehors, cigare aux lèvres, ce colosse de 46 ans promène nonchalamment contre vents et marées, de déboires en triomphes, son imposante carcasse de ténor italien (n’oublions pas : son père et son grand-père sont musiciens !). Lui que l’on a surnommé le «Mussolini de la baie», que l’on qualifie, à grand renfort de superlatifs, de mégalo, parano et autres doux noms, se considère tout simplement comme quelqu’un de peu ordinaire, et reconnaît : «Je n’ai appris que très récemment que je ne voyais pas les choses comme les autres gens». Un jour, il gagne des millions de dollars avec les «Parrains I» et Il ou «ApocaIyspenow». Le lendemain, il engouffre d’autres millions dans des «coups de cœur». Pour lui, «l’argent est simplement une chose dont il faut se servir». Et cela fait bientôt vingt ans qu’il le dilapide sans compter au gré de son génie ou de sa folie. Adolescent, il méprisait le cinéma (par snobisme intellectuel, avoue-t-il aujourd’hui). Il y investit à présent sa vie et sa fortune. Pourtant jusqu’à ce jour de 1960 où mourant d’envie de faire un film, il s’inscrit à l’Ucla «pour apprendre», Coppola avait d’autres passions. C’est seulement à 17 ans qu’il a la révélation. Son frère l’avait emmené voir «Octobre » d’Eisenstein. Il ne s’en est pas remis. Comme son idole, il prend alors des cours de théâtre et s’entraîne à construire ou à éclairer un décor. «Je voulais tout connaître de manière complète afin d’avoir la même formation qu’Eisenstein». Cela tombe bien, il a toujours adoré lethéâtre. A neuf ans, lorsqu’une épidémie de polio rogne les ailes de ce gamin qui s’imaginait en futur champion de base-ball, il met en scène du fond de son lit des saynètes avec marionnetteet poupées ventriloques. Apprenti sorcier en herbe, il se forge un monde étrange, seul dans son coin : «La maladie, en me coupant des autres enfants, m’a appris la solitude»… et le moyen d’en triompher. Tout lui est bon : il bricole les films familiaux, découpe et remonte les dessins animés qu’on lui a offerts. A l’aide d’un magnétophone (un des premiers en 1949), il synchronise le tout. Le résultat : de petits films qu’il montre à ses copains épatés au cours de projections payantes. A l’époque, il faisait déjà du cinéma, comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir ! Quelques années plus tard, il déserte la section scientifique de son université (et son avenir de physicien nucléaire !) au profit des classes littéraires qui, à ses yeux, avaient beaucoupplus d’attrait : «Toutes les filles «bien» suivaient des études littéraires, voilà pourquoi je ne suis pas devenu un savant !»Quand, enfin, Coppola prend feu pour le cinéma, tout va très vite. Délaissant les cours — trop théoriques à son goût — de l’Ucla, il devient l’assistant, et surtout l’homme à tout faire, du producteur-réalisateur de séries B, Roger Corman. En 1963, il réalise son premier film en neuf jours («Démentia 13», sombre histoire fantastique). Puisundeuxième film, en 1966, «You are a big boy now» au titre prédestiné.Coppola C’est vrai, Coppola est devenu un grand garçon déjà remarqué par la critique. Son film, le seul d’origine américaine sélectionné pour le Festival de Cannes, y est favorablement accueilli. Fort de son succès tout neuf, on lui demande d’écrire quelques scénarios dont celui de «Paris brûle-t-il», «Reflets dans un œild’or» et de réaliser «La vallée du bonheur» (1968), une comédie musicale interprétée par Fred Astaire, maisqui ne passera pas à la postérité. Après ce travail de commande, Coppola refuse de s’engager sur la voie royale des films musicaux (à l’époque, «La mélodie du bonheur» fait un tabac). Un projet lui tient à cœur : «Les gens dela pluie». Pour tourner cette histoire d’une jeune femme errante, désertant sa famille, se livrant au jeu du hasard et des rencontres de la route, Coppola a 750 000 dollars de budget, et la Warner Bros lui donne un jeune stagiaire, George Lucas, barbu comme lui, rêvant comme lui de liberté, de films grandioses, et de se débarrasser de l’emprise des grands studios hollywoodiens. A San Francisco, le 14 novembre 1969, ils fondent tous les deux American Zoetrope (littéralement traduit du grec, cela donne «le mouvement de la vie»), une communauté de travail pour cinéastes où on trouvera, entre autres, Martin Scorcèse et John Millius (scénariste d’«Apocalypse now» et des «Gens de la pluie»). La légende Coppola prend forme. Mais le film est un échec. C’est le drame pour Zoetrope, le premier d’une longue série de déboires. Tant pis, Coppola est déjà loin. Il remporte l’Oscar du meilleur scénario pour «Patton» et accepte de tourner un projet oublié dans les tiroirs de la Paramount, une adaptation du best-seller de Mario Puzzo, «Le parrain» ! En 1973, c’est un triomphe ! Coppola a vaincutout le monde : la Mafia qui s’opposait au film, les producteurs qui lui mettaient des bâtons dans les roues, les critiques qui le dénigraient… Il peut être fier de lui. Avec «Le parrain», il gagne sept millions de dollars, sort de l’oubli une star vieillissante de 47 ans (Marion Brando) et révèle Al Pacino. En prime, sur un coup de dés, il produit «American graffiti», réalisé par son ami George Lucas. Le film lui rapporte trois millions de dollars supplémentaires. Et de dix ! Désormais Coppola a de l’argent. Riche et célèbre, il peut tout se permettre. Alors il écrit une ébauche de scénario inspiré par les écoutes téléphoniques c’est «Conversation secrète». Il trouve un comédien : Gene Hackman. En 1974, cette histoire de micros, véritables héros du film, n’enthousiasmé guère les foules. Malgré sa Palme d’or à Cannes (où peut-être à cause d’elle ?), le film de Coppola est taxé d’intellectualisme. Quelques années plus tard, les événements du Watergate lui ont pourtant donné raison : pour une fois la fiction précédait la réalité. Coppola était-il un devin ? Pour l’heure, le génie visionnaire remballe ses bobines et récidive sur la voie du succès avec le «Parrain II». Ilengage sa propre sœur, TaliaShire, ainsi qu’un débutant prometteur, Robert de Niro. Sûr de son coup, il exige un pourcentagede 15 % sur les recettes. Il n’a pas tort. Le film le renfloue de quatre millions de dollars. C’est alors que Coppola se lance dans une aventure titanesque, pleine de bruit et de fureur, qui durera quatre ans. En vedette : la guerre du Vietnam, sujet tabou dans l’Amérique des années soixante-dix ! A l’origine, il s’agi l’adaptation d’une nouvelle de Joseph Conrad,«Au cœurdes ténèbres», commandée en 1969 par Coppola au scénaristeJohn Millius et destinée à être tournée par George Lucas. Ce dernier, occupé à la production de «La guerre des étoiles», remet le projet dans les mains de Coppola. Les problèmes commencent : ils sont d’abord d’ordre financier et se résolvent relativement facilement. Coppola en a l’habitude ! «J’ai toujours des problèmes d’argent. De ce côté-là, je m’en sors toujours. C’est ce qu’il y a de plus facile». Les vrais problèmes apparaissent avec le choix des acteurs. A part Marion Brando, ils lui font tous faux bond. Le 12 mai 1976, aux Philippines, secondé par 450 techniciens et une armée de figurants, il démarre «Apocalypse now». Trois semaines plus tard, premier drame : l’acteur Harvey Keitel ne supporte pas la jungle, joue les stars capricieuses. On le renvoie à ses pénates. Martin Sheen, son successeur, engagé en cinq minutes sur l’aéroport de Los Angeles, est terrassé par une crise cardiaque et déserte le plateau pendant quatre semaines. Puis ce seront, dans le désordre, le typhon Olga qui détruit d’un coup de vent 600 000 dollars de décors, le monteur fou disparu dans la jungle avec la pellicule et qui la renvoie paquet par paquet… en cendres ! Il y aura encore les caprices de la mousson qui perturbe le tournage, le Pentagone qui refuse de fournir le matériel militaire promis, l’armée philippine qui exige des pots de vins monstrueux, la dysenterie et la malaria qui font rageauseinde l’équipe. De désastres en désastres, Coppola connaît les affres de l’inquiétude. «A certains moments, j’ai cru mourir de mon incapacité à résoudre les problèmes. Quand j’allais me coucher, à quatre heures du matin, je suais d’angoisse». De plus, Coppola est endetté jusqu’au cou, il a dépassé son budget (passant de 12à31 millionsde dollars), a investi tout ce qu’il possédait, sa maison, son vignoble de Napa Valley, ses pou recentrages sur les recettes du «Parrain», son yacht. Deux ans après le début de l’aventure, son film n’est toujours pas terminé. Coppola est un homme enchaîné. Les catastrophes lui vont bien au teint. Il a maigri de 20 kg. Sa démesure est communicative. Son chef opérateur, Vittorio Storaro, son décorateur, Dean Tavoularis, décuplent ses moindres initiatives : il veut un pendu dans un arbre ? Il en aura vingt ! Et le reste à l’avenant. Traumatisés, les rares curieux venus assister au tournage repartent écœurés.Commesontitrel’indique, le film de Coppola est apocalyptique. Les scènes les plus démentes se succèdent : la charge des hélicoptères au son de «La Walkyrie» de Wagner, un village du bord de mer rasé au napalm par un dément qui veut faire du surf, des «playboy girls» dansant devant les soldats harassés au bord de l’hystérie, d’innombrables scènes de sadisme… En tout 600 000 mètres de pellicule, soit 350 heures de film que Coppola monte et remonte inlassablement au prix de coupes draconiennes. Enfin de compte, le film sort en 1979. Coppola est au bout du rouleau. Il remporte sa deuxième Palme d’or à Cannes, mais il est laminé. Il a risqué sa vie, sa fortune, son mariage. Pendant deux ans, il reste silencieux ! Quelques mois après la sortie d’«Apocalypse now», l’argent commence à rentrer, Il en profite pour acheter des studios. Son choix est déjà fait, ce sera le célèbre Hollywood Central Studio de Los Angeles, construit en 1916 et rebaptisé immédiatement Zoetrope. Neuf plateaux, quinze hectares de superficie et de légende sur lesquels tournèrent Douglas Fairbanks, Harrold Lloyd et Charlie Chaplin. Zoetrope fonctionne comme l’Hollywood de l’âge d’or. On y emploie des comédiens, des techniciens et des scénaristes à l’année, Wim Wenders y est invité pour réaliser «Hammett». On distribue «Hitler» et «Ludwig» de Syberberg… Parallèlement, le studio est doté pour un million de dollars d’équipement électronique. Telle est la dernière folie de Coppola. L’électronique sauvera le cinéma. Sa démonstration est simple : avec l’informatique, on gagne du temps (dans le domaine du montage en particulier, puisque tout est mis en mémoire automatiquement) donc on réduit l’inflation galopante des budgets. Avec ce nouveau matériel, Coppola commence à tourner ce qui sera le seul film entièrement réalisé en studio sous contrôle électronique : «Coup de cœur». Le film a d’abord été conçu sous forme de story-board électronique, un brouillon sur ordinateur en quelque sorte, malléable à merci et qui sert de référence tout au long du tournage. Pour cette bluette romantique, Coppola a fait construire un Las Vegas de bazar, tout en trompe l’œil. Sur fond de néon couleur guimauve et de blues douçâtre (la musique est signée Tom Waits), un couple se sépare, se perd, se retrouve dans un rêve éveillé où passe et repasse une apparition funambulesque (Nastassja Kinski). Saturé de mort et de guerre jusqu’à l’overdose, Coppola s’offre ce «coup cœur» : il a envie de parler d’amour. Du fond de son camion studio, rivé à ses écrans vidéo, il contrôle tout ce qui se passe sur le plateau et peaufine «cette histoire d’un homme d’une femme, d’un autre homme d’une autre femme». Résultat : un énorme gâteau dont on a tant parlé que le public américain en est écœuré avant même qu’on le lui présente. Ce sera un échec total. Coppola est ruiné. A bout de souffle, il a commis une autre folie. Pour 20 000 dollars, il a loué la salle du Radio City music hall de New York afin de présenter un nouveau montage du «Napoléon» d’Abel Gance. Dans sa largesse, il a dépensé 24 000 dollars supplémentaires pour une page de publicité dans le New York Times. Tout cela pour signaler, comme il se doit, le grandiose événement. Aux yeux du tout-New York intellectuel ébaubi, accompagné d’une musique composée et dirigée par papa Coppola, «Napoléon» est un succès. Mais Coppola est au tapis. Sa folie des grandeurs(disent les méchantes langues) l’a perdu. Le rêve s’écroule. American Zoetrope est à vendre. Il ne lui reste plus qu’une solution :se remettre à l’ouvrage. Le génie, que l’on croyait terrasser, met les bouchées doubles. Une trentaine de jeunes fans lui ont en quelque sorte passé une commande : tourner l’adaptation d’«Outsiders», le best-seller d’une jeune romancière de seize ans, Suzie Hinton, leur livre de chevet favori. Jetant aux oubliettes les quadragénaires sur le retour, Coppola se passionne pour ces récits de conflits entre bandes adolescentes rivales. Réfugié à Tulsa (lieu réel de l’action), enthousiasmé par son équipe de jeunes comédiens (Matt Dillon, Ralph Maccio, C. Thomas Howell, Rob Lowe), il prend un bain de jeunesse et s’attaque dans sa lancée à un autre roman de Suzie Hinton, «Rumble fish».Au fin fond de l’Oklahoma, Coppola s’en va à la rencontre des années cinquante, de ses rebelles sans cause que furent, en leur temps, James Dean et Merlon Brando. En 1983, il livre à la jeunesse américaine deux films qui concrétisent leur révolte et leurs espoirs perdus. Le premier, «Outsiders», plus commercial, tourné en couleur, rapportera dix fois sa mise. «Rumblefish», le second (exploité à l’étranger sous le titre de «Rusty James»), sorti quelques mois après, est en noir et blanc (pour cause, son héros est daltonien !), plus intimiste et tourné avec des acteurs venus du théâtre (dont Mickey Rourke). Succès d’estime ! Quand en février 1984 Zoetrope est finalement vendu, Coppola vient d’achever «Cotton Club» à New York, dans les studios Astoria, un film qui lui a coûté dix-sept mois de travail et 50 millions de dollars de budget. C’est le premier film qu’il ne produit pas lui-même depuis «Apocalypse now». Le producteur est Robert Evans, dont l’ambition aurait été de réaliser lui-même «Cotton Club». Au terme de péripéties sans nombre, le projet échoua enfin entre les mains de Coppola. «Cotton Club», c’est un peu un « Parrain3″ : Harlem, paradis des mauvais garçons, sur fond de Roaring twenties, la prohibition et, en vedette, le jazz. Le Cotton Club était un lieu interdit aux consommateurs noirs, mais où se produisait la fine fleur des musiciens «colorés» de l’époque, un endroit mythique où la jeunesse dorée de New York goûtait délicieusement le plaisir de s’encanailler aux côtés de Lucky Luciano et d’Al Capone. Plaquées sur tout cela, les mésaventures amoureuses d’un danseur de claquettes (Gregory Hines) et de sa dulcinée (la chorus girl Lonette Mc Kee), mêlées à celles identiques d’une jeune chanteuse (Diane Lane) et d’un cornettiste (Richard Gere). Coppola appelle cela du cinéma commercial ! En attendant la carrière prometteuse du film, il s’est livré à un exercice de style pour la télévision (une première pour lui). En six jours et avec 650 000 dollars (une misère !) aidé de la technologie vidéo la plus sophistiquée, il vient- de boucler «Rip van Winckle», un conte merveilleux créé au théâtre par Shelley Duvall et pour lequel il a fait appel à sa sœur (Talla Shire) pour l’interprétation, et à son père (Carmine Coppola) pour la musique. Quant à ses projets, ils sont nombreux : au cinéma, «Peggy Sue got married» avec Debra Winger (la révélation de «Tendres passions»). En vidéo (il y revient toujours !), une adaptation de la pièce de Pirandello, «Six personnages en quête d’auteur». L’an dernier, il avait déclaré vouloir abandonner les tournages pour se consacrer à la production. Coppola n’est pas à une contradiction près !

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fév 10

Le Vaudreuil, base nautique de Lery-Poses, samedi 25 mai, 15 h.

Les vingt rescapés qui ont réussi à quitter la plage de Deauville sont déjà posés sur le magnifique étang des Deux Amants. Le vol a duré environ 2 heures et, hormis quelques pannes d’essence, sans aucun incident. Didier Fretel et Nicolas Georgieff sont ravis du voyage, mais ne cachent pas que les conditions de départ, alliées aux turbulences auxquelles sont sensibles les ULM, n’ont guère favorisé leur travail d’opérateur.Vaudreuil Peu importe, le temps splendide et la beauté du site, où vont avoir lieu toutes les épreuves de maniabilité, compensent largement ce petit ratage, notamment pour Didier Fretel et la Vidéo 8. L’adresse des pilotes et l’extraordinaire maniabilité de leurs appareils nous permettant, quand même, de réaliser de magnifiques images, tant en photo qu’en vidéo.

Le Vaudreuil, base nautique de Lery-Poses, dimanche 26 mai, 9 h.

Le temps est toujours aussi beau et les pilotes, qui ont déjà commencé la deuxième série des épreuves de maniabilité (elles dureront toute la matinée), toujours aussi habiles. Le spectacle est, encore une fois, superbe. La Vidéo 8, batterie gonflée à bloc, se révèle donc, comme nous l’avions supposé, un outil de reportage idéal (un moniteur nous a également permis de constater que l’enregistrement des images comme du son est d’une qualité remarquable). Pilotes et machines quitteront le plan d’eau du Vaudreuil vers 18 h, en direction des Mureaux, étape finale de ce rallye, l’arrivée prévue le lundi 27 à Versailles ayant été … annulée, ce que nous regrettons tous. Enfin, pour la petite histoire, signalons qu’un seul des ULM engagés dans la dernière étape ne franchira jamais la ligne d’arrivée. Ce fut l’un des nôtres. L’équipage Michelet-Georgieff s’étant posé en catastrophe à 3 kilomètres des Mureaux. Ce qui nous permit de boire les coupes de champagne qui leur étaient destinées…

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jan 23

Deauville, samedi 25 mai, 11 h.

Les quarante participants inscrits à ce premier Rallye Deauville-Paris se préparent à prendre le départ. Presque tous les ULM sont regroupés sur la portion de plage qui borde, à la sortie du port, le chenal séparant Deauville de Trouville. Chaque concurrent vérifie le bon état de sa machine, ou finit de la monter. Des ULM, il y en a de toutes sortes et de toutes formes. De la plus simple des ailes delta, propulsée par un minuscule moteur, à l’engin sophistiqué qui, ne serait-ce son poids, ressemble davantage à un véritable avion qu’à l’image qu’on se fait d’un ULM. Tous ces aéronefs (c’est le terme) sont équipés de flotteurs devant leur permettre (ce ne fut pas le cas pour tous) de décoller et de se poser comme de véritables hydravions. Flotteurs exigés par les organisateurs puisque le but de ce rallye était de reconstituer la première course Deauville-. Paris en hydravion, qui eut lieu en 1913, sous le, nom de Trophée Henri, Fabre. Un véritable régal pour nous que ces préparatifs. Tous ces engins posés sur la plage ayant en commun des couleurs magnifiquesDeauville. Nous en profitons, en attendant l’heure du départ fixée à 12 h, pour sortir les appareils photo et la Vidéo 8, que nous commençons à tester sur le terrain. Nous mitraillons sans discontinuer le spectacle qui nous est offert, jusqu’au signal de départ. Peu de temps avant qu’il soit donné, les deux reporters de OTH engagés dans cette épreuve, Didier Fretel et Nicolas Georgieff, rejoignent leur pilote et ULM respectif, dans lequel chacun aura pour mission de réaliser toutes les prises de vues, photo et vidéo, en vol. Et d’assumer le rôle de copilote qu’on leur a, de surcroît, attribué. 12 h. Le signal est donné. De nombreux concurrents n’étant pas tout à fait (ou pas du tout) prêts, une certaine confusion règne sur la plage. Un premier ULM tente de s’élever et de prendre la direction de la mer. Mais surpris par un méchant coup de vent de travers, il se crashe dans le chenal. Le deuxième connaîtra à peu près le même sort. Et bien d’autres par la suite. A la grande satisfaction du public venu assister nombreux au départ. Pas à la nôtre, en tout cas, et encore moins à celle de nos deux reporters volants qui commencent à se demander ce qu’ils sont venus faire dans cette galère. Finalement, malgré cette ambiance de catastrophe, tout se passera bien et aucun pilote ou copilote ne périra noyé. Partis dans les derniers, nos deux talentueux pilotes, Didier Michelet et Jean Cosnard, réussiront un décollage parfait avec leur Maestro.

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jan 02

Persan-Beaumont, aéroclub Goito, vendredi 24 mai, 14 h.

Pas un nuage. Le temps est magnifique et laisse augurer un superbe week-end de Pentecôte Tant mieux. Car pour réaliser le reportage que nous avons projeté, celui d’associer avec la Vidéo 8, la vidéo ultralégère et l’aviation ultralégère, plus nous aurons, de soleil et meilleures seront, en principe, nos images. Mais si, maintenant, nous connaissons à peu près tout sur la petite dernière des usines Sony, nos connaissances en matière d’ULM sont pratiquement nulles. Et comme le départ du rallyedans lequel nous nous sommes engagés comme, sponsors, reporters et concurrents est pour demain, nous avons jugé bon de venir faire connaissance avec ces fameux ULM qui, durant deux jours, seront nos partenaires. Disons tout de suite que cette rencontre ne suscite pas un enthousiasme débordant de notre part. Tant ces étranges machines, à l’aspect mi-kart mi-avion nous semblent d’une extrême fragilité. Nous allons même jusqu’à douter de leurs réelles capacités, ce sont des biplaces, de s’envoler avec une seule personne à bord. Le poids de notre matériel photo et de la Vidéo 8 nous semble à présent énorme.Et nous nous demandons si ces graciles engins pourront, en plus de celui de deux des nôtres, le supporter. Les paroles rassurantes du pilote et la petit balade que, l’un après l’autre, il nous fait faire autour du terrain, nous rendent un peu plus optimistes. Rendez-vous est donc pris pour le soir même à Deauville. Où nous nous rendrons en voiture un peu plus tard. Déclinant l’offre aimablement faite, de profiter d’un siège vacant pour effectuer le trajet Persan-Beaumont-Deauville par la voie des airs.

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déc 27

La fille en rouge

La fille en rougeKelly Le Brock.L’an dernier à pareille époque, une quantité non négligeable de médias américains s’étaient soudainement mis à l’heure de la pulpeuse Kelly Le Brock. Branchait-on sa télé du matin que l’on tombait sur la Miss gazouillant dans «Good morning America». Jetait-on un regard distrait sur une quelconque revue de charme que l’on retrouvait le visage de mademoiselle accommodé à toutes les sauces (Kelly fait de l’aérobic, Kelly aime les corn-flakes, i’ en passe et des meilleurs…). La raison de ce battage tenait en un titre de film, «La fille en rouge», le remake inspiré — voire copié — du film d’Yves Robert «Un éléphant, ça trompe énormément». Toujours l’an dernier, mais en septembre, Kelly daigne traverser l’Atlantique pour présenter son film au Festival de Deauville. Chaperonnée par son boy-friend Victor Drai, un ex-agent immobilier français devenu producteur, la belle déclame son chapelet habituel (Oui, elle est d’origine anglaise ; oui, elle était top-modèle avant de faire ses débuts à l’écran). Depuis, nul n’ose s’avancer avec certitude sur les projets de Kelly-la-grâce. Alors Le Brock rimerait-il avec toc ? Pas le moins du monde, répliquent certains. On ne demande qu’à les croire. Et à la revoir.

Rendez-vousRendez-vous

Juliette Binoche. Juliette par-ci, Binoche par-là, il n’y en avait que pour elle lors du dernier Festival de Cannes. Pendant un moment, la surenchère d’articles et de reportages aidant, on a pu se croire transporté un an auparavant, lorsque le «syndrome Kaprisky» s’abattait sur la Croisette avec son cortège de larmes, d’exaltation et de nervosités entremêlées. Mais, toute «femme publique» qu’elle soit devenue, Juliette Binoche n’a pas abandonné son naturel enjoué pour autant. Ses vingt ans mutins ne semblent pas pressés de se glisser dans un quelconque habit de lumière où elle se sentirait à l’étroit. D’ailleurs, les paillettes et tout le tralala qui va avec, ce n’est pas tellement son genre. A l’appel des sirènes et des films faciles, elle préfère débuter avec Godard («Je vous salue Marie») ou Doillon («La vie de famille»). Pour le moment, Juliette apprend à humer le doux parfum du succès qui l’enveloppe depuis la sortie du fameux «Rendez-vous» d’André Téchiné. Touchante comme il n’est pas permis, elle y incarne Nina, une jeune provinciale montée à Paris pour faire du théâtre. Et vivre sa vie, ce qui se révèle encore plus difficile. Comment, après cette performance, ne pas adhérer au cinoche de Binoche ?

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déc 05

Witness

WitnessKELLY McGillis. Ouf, ça y est : Harrison Ford a enfin une partenaire normale en la personne de Kelly McGillis dans «Witness» de Peter Weir. Il faut dire que jusqu’ici, le pauvre ne savait plus où donner de la tête, partagé entre les princesses futuristico-robotisées de «La guerre des étoiles» et autres «Bladerunner», et les mijaurées piaillantes chères à Indiana Jones et son arche perdue. Les nombreux spectateurs de «Witness» ont, pour leur part, définitivement adopté ladite Kelly transformée, pour les besoins de l’intrigue, en membre de la communauté religieuse Amish dont le petit garçon est le témoin d’un crime. Elle a beau traverser le film coiffée d’un bonnet blanc à tendance néo-Bécassine, elle n’en fascine pas moins Harrison F. alias un flic traqué qui se réfugie chez elle. Hors écran et débarrassée de ses pittoresques oripeaux de mère Mac(a)mish, Kelly McGillis se révèle d’un tempérament passionné, plus proche de sa composition dans «Reuben, reuben» face à Tom Conti en 1981 que du personnage qu’elle incarne dans le film de Peter Weir. Mais la vraie passion de Kelly, du moins la seule qu’elle affiche volontiers, demeure le théâtre où elle effectue de fréquents retours aux sources.

Insignificance

InsignificanceTheresa Russell. Une actrice américaine blond platine tourne une scène où, debout sur une grille de métro, elle voit sa jupe blanche prendre l’air. Marilyn, vous avez dit Marilyn ? Vous n’y êtes pas tout à fait, nom d’un poupoupidou ! Il s’agit de Theresa Russell qui, dans «Insignificance» de Nicholas Roeg, se charge de nous évoquer la célèbre star US. Mais, même affublée de la perruque, de la robe et des mimiques de Marilyn, Theresa Russell —vingt-huit ans — parvient à rester elle-même dans ce film où elle est dirigée pour la troisième fois par Roeg, son réalisateur fétiche. C’est lui qui lui avait donné sa première grande chance en lui confiant, en 1979, le rôle principal de «Enquête sur une passion», un polar esthético-métaphysique. Mais c’est en 1985 que Theresa confirme les espoirs placés en elle puisqu’elle est la vedette de «Euréka» de Roeg (enclore !) avec Gene Hackman, du remake du «Fil du rasoir» face à Bill Murray, et enfin de «Insignificance», toujours sous la houlette de Roeg. Soucieuse de n’incarner que des personnages qui lui plaisent moralement (Ah, les impératifs de la vocation !), Theresa se consacre aujourd’hui aux joies de la maternité. Le futur papa ? Nicholas Roeg, of course !

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